La peur. Ce n’est pas juste un mot de quatre lettres. C’est un sentiment dangereux, un poison lent qui s’infiltre partout.
Elle nous conduit à détruire l’autre sans le connaître vraiment, simplement parce qu’il est différent ou qu’il menace notre petite zone de confort. C’est la peur de l’inconnu qui construit des murs au lieu de ponts.
Mais la peur, c’est aussi cette passagère clandestine qui s’assoit sur le siège arrière de notre vie et qui passe son temps à hurler « FREINE ! » dès qu’on essaie d’avancer. Elle nous paralyse. Elle nous empêche de lancer ce projet, de dire cette vérité, de prendre cette décision qui changerait tout.
On pense que la peur, c’est affronter un lion. En réalité, au quotidien, la peur ressemble plus à ça :
La peur de ne pas être une « assez bonne mère » parce que tes enfants mangent des pépites de poulet pour la troisième fois cette semaine.
La peur d’appuyer sur « Publier » sur ce blogue parce que, qu’est-ce que les gens à vont penser ?
La peur de demander une augmentation alors que tu sais que tu la mérites, de peur de passer pour « difficile ».
Et la liste n’en fini pas.
On passe notre temps à avoir peur de l’accident, alors on n’avance plus du tout. Et si, pour une fois, on mettait la radio plus fort pour ne plus entendre ce passager clandestin ? Et si on acceptait que la peur fait partie du voyage, mais que c’est nous qui tenons le volant ?
La vraie liberté, ce n’est pas de ne plus avoir peur. C’est d’avancer quand même, même si on a les mains qui tremblent un peu sur le volant.

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