• On se bat pour y être. On peaufine chaque virgule, on surveille la boîte aux lettres le mercredi matin avec le cœur qui bat… Tout ça pour quoi ? Pour finir étalé sur le plancher du salon parce qu’on a décidé de repeindre la cuisine en « gris nuage ».

    C’est l’ironie suprême de la presse locale. On rêve de voir son nom imprimé en noir sur blanc, alors que pour la majorité des gens, le journal est l’outil de déménagement par excellence. Il protège la vaisselle de grand-mère, il absorbe les chocs des verres à vin, et il finit sa vie froissé en boule au fond d’un carton de souvenirs.

    Parfois, je le croise dans les rues de Cornwall, trempé par la pluie, collé au trottoir comme une peau morte. On y voit encore un bout de titre, une promesse de nouvelle qui n’intéresse plus que le vent. Ce bout de papier, à la fois si utile pour ne rien salir et si inutile une fois lu, porte pourtant nos espoirs d’écrivains.

    Pourtant, malgré les gouttes de peinture et le ruban adhésif, on continue d’écrire. Parce qu’au milieu de ces pages qui serviront à emballer vos bibelots, il y a peut-être une phrase, une seule, qui survivra au déménagement et qui restera gravée dans votre tête.
    Écrire pour le papier, c’est accepter d’être utile… même si c’est seulement pour protéger votre tapis.

  • Dans ce pays de givre où le ciel est souvent de la couleur du béton, ici à Cornwall, la beauté n’est pas un luxe. C’est une forme de mutinerie.

    Il y a des matins où l’on a envie de se fondre dans le décor, de porter la fatigue comme un vieux manteau trop grand. Mais je choisis l’inverse. Un rouge à lèvres éclatant, un parfum qui  une tenue où je me sens souveraine.

    Il y a des matins où l’on a envie de se fondre dans le décor, de porter la fatigue comme un vieux manteau trop grand. Mais je choisis l’inverse. Un rouge à lèvres éclatant, un parfum,une tenue où je me sens souveraine.

    C’est pour me rappeler, à moi-même, que je ne suis pas encore devenue une ombre.

    Chaque trait de crayon sur mes paupières devient alors une prière silencieuse. En me regardant dans le miroir, je suis saisie par la perfection de la Création, même au milieu de mon chaos personnel. Porter cette beauté, c’est ma façon de dire que je suis toujours debout. C’est le premier fragment de ce que je raconte dans mon manuscrit Athéna.

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  • On nous apprend souvent qu’il faut crier pour être entendue, qu’il faut une armure d’acier pour survivre aux tempêtes.
    Mais j’apprends, au fil des jours et des regards, que la vraie force réside parfois dans le murmure. Dans cette capacité à rester douce quand le monde est brusque.

    Porter une armure de soie, ce n’est pas être fragile. C’est choisir une protection qui ne nous coupe pas du monde, mais qui nous permet de le traverser sans nous y perdre.
    Et vous, quelle est la matière de votre courage aujourd’hui ?

  • Alors, la team…
    café ☕ ou thé 🫖 ?

    Chaud ou froid, peu importe.
    Ce sont des must.
    Des rituels auxquels on tient
    sans toujours savoir pourquoi.

    Et si on parlait de nos vrais must ?

    De ce besoin profond
    de choisir d’aimeret d’être aimée.

    Parce que parfois,
    ce qu’on appelle amour
    n’est qu’une peur du vide bien déguisée.

    Quand aimer demande de s’effacer,
    ce n’est plus de l’amour.
    C’est une dépendance
    qui porte un joli nom.

    Et vous,
    à quel moment avez-vous confondu
    aimer et tenir bon ?