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La peur. Ce n’est pas juste un mot de quatre lettres. C’est un sentiment dangereux, un poison lent qui s’infiltre partout.
Elle nous conduit à détruire l’autre sans le connaître vraiment, simplement parce qu’il est différent ou qu’il menace notre petite zone de confort. C’est la peur de l’inconnu qui construit des murs au lieu de ponts.
Mais la peur, c’est aussi cette passagère clandestine qui s’assoit sur le siège arrière de notre vie et qui passe son temps à hurler « FREINE ! » dès qu’on essaie d’avancer. Elle nous paralyse. Elle nous empêche de lancer ce projet, de dire cette vérité, de prendre cette décision qui changerait tout.
On pense que la peur, c’est affronter un lion. En réalité, au quotidien, la peur ressemble plus à ça :
La peur de ne pas être une « assez bonne mère » parce que tes enfants mangent des pépites de poulet pour la troisième fois cette semaine.
La peur d’appuyer sur « Publier » sur ce blogue parce que, qu’est-ce que les gens à vont penser ?
La peur de demander une augmentation alors que tu sais que tu la mérites, de peur de passer pour « difficile ».Et la liste n’en fini pas.
On passe notre temps à avoir peur de l’accident, alors on n’avance plus du tout. Et si, pour une fois, on mettait la radio plus fort pour ne plus entendre ce passager clandestin ? Et si on acceptait que la peur fait partie du voyage, mais que c’est nous qui tenons le volant ?
La vraie liberté, ce n’est pas de ne plus avoir peur. C’est d’avancer quand même, même si on a les mains qui tremblent un peu sur le volant.

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On entend souvent de grands discours sur les dangers des réseaux sociaux. Rassurez-vous, je ne suis pas ici pour vous faire la morale ou vous dire de tout débrancher. Au contraire, j’aime la vie moderne et les possibilités qu’elle nous offre. Pour moi, c’est avant tout une question de choix.
Nous disposons tous des mêmes 24 heures dans une journée. La vraie question est : comment choisissons-nous de les dépenser ?
Je vois les réseaux sociaux un peu comme la route. Pour conduire sans avoir d’accidents, nous avons un code de la route, des limites de vitesse et des arrêts obligatoires. Pourquoi ne pas appliquer la même logique à notre vie numérique ?
Mon humble avis, c’est qu’il nous faut notre propre « code » personnel. Je suis la première à regarder ce qui se passe sur mes écrans, à m’inspirer et à échanger. Mais je sais aussi quand il est temps de ranger les clés et de décrocher.Apprendre à naviguer entre le monde virtuel et la réalité, c’est ça la vraie liberté. Utilisez les outils modernes, profitez-en, mais n’oubliez pas de garder les mains sur le volant de votre propre temps.
Sentez-vous libres. -
Avez-vous remarqué à quel point il est devenu difficile de simplement… attendre ?
Que ce soit dans la file d’attente chez Food Basics, en attendant que le bus passe sur la rue Pitt, ou même quand on attend que l’eau des pâtes bouille, le réflexe est devenu automatique : on sort le téléphone. On « scrolle ». On consomme des vies étrangères en séquences de 15 secondes. On remplit chaque vide, chaque seconde de silence, comme si on avait peur de ce qui se passe quand on ne fait rien.Moi la première, je me suis fait piéger. On finit par croire que si on n’est pas « occupée » à regarder un écran, on perd notre temps.
Pourtant, l’autre jour, j’ai fait l’expérience de laisser le téléphone dans l’autre pièce. Au début, c’est inconfortable. On se sent presque nerveuse, un peu « alien » dans son propre salon. Et puis, lentement, on commence à remarquer les détails. Le bruit du vent contre la fenêtre, la couleur du ciel qui change, ou cette idée de phrase qui traînait dans un coin de notre tête et qui attendait juste un peu de place pour sortir.On nous vend l’idée que le vide est inutile. En fait, c’est dans ce vide que naissent nos meilleures idées, nos projets les plus fous et nos vraies conversations avec nous-mêmes. C’est là que l’on construit son « armure » contre le chaos du monde.
Et vous, c’est quand la dernière fois que vous avez osé ne rien faire, sans écran, pendant juste cinq minutes ?
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On se bat pour y être. On peaufine chaque virgule, on surveille la boîte aux lettres le mercredi matin avec le cœur qui bat… Tout ça pour quoi ? Pour finir étalé sur le plancher du salon parce qu’on a décidé de repeindre la cuisine en « gris nuage ».
C’est l’ironie suprême de la presse locale. On rêve de voir son nom imprimé en noir sur blanc, alors que pour la majorité des gens, le journal est l’outil de déménagement par excellence. Il protège la vaisselle de grand-mère, il absorbe les chocs des verres à vin, et il finit sa vie froissé en boule au fond d’un carton de souvenirs.
Parfois, je le croise dans les rues de Cornwall, trempé par la pluie, collé au trottoir comme une peau morte. On y voit encore un bout de titre, une promesse de nouvelle qui n’intéresse plus que le vent. Ce bout de papier, à la fois si utile pour ne rien salir et si inutile une fois lu, porte pourtant nos espoirs d’écrivains.
Pourtant, malgré les gouttes de peinture et le ruban adhésif, on continue d’écrire. Parce qu’au milieu de ces pages qui serviront à emballer vos bibelots, il y a peut-être une phrase, une seule, qui survivra au déménagement et qui restera gravée dans votre tête.
Écrire pour le papier, c’est accepter d’être utile… même si c’est seulement pour protéger votre tapis. -
Dans ce pays de givre où le ciel est souvent de la couleur du béton, ici à Cornwall, la beauté n’est pas un luxe. C’est une forme de mutinerie.
Il y a des matins où l’on a envie de se fondre dans le décor, de porter la fatigue comme un vieux manteau trop grand. Mais je choisis l’inverse. Un rouge à lèvres éclatant, un parfum qui une tenue où je me sens souveraine.
Il y a des matins où l’on a envie de se fondre dans le décor, de porter la fatigue comme un vieux manteau trop grand. Mais je choisis l’inverse. Un rouge à lèvres éclatant, un parfum,une tenue où je me sens souveraine.
C’est pour me rappeler, à moi-même, que je ne suis pas encore devenue une ombre.
Chaque trait de crayon sur mes paupières devient alors une prière silencieuse. En me regardant dans le miroir, je suis saisie par la perfection de la Création, même au milieu de mon chaos personnel. Porter cette beauté, c’est ma façon de dire que je suis toujours debout. C’est le premier fragment de ce que je raconte dans mon manuscrit Athéna.
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On nous apprend souvent qu’il faut crier pour être entendue, qu’il faut une armure d’acier pour survivre aux tempêtes.
Mais j’apprends, au fil des jours et des regards, que la vraie force réside parfois dans le murmure. Dans cette capacité à rester douce quand le monde est brusque.Porter une armure de soie, ce n’est pas être fragile. C’est choisir une protection qui ne nous coupe pas du monde, mais qui nous permet de le traverser sans nous y perdre.
Et vous, quelle est la matière de votre courage aujourd’hui ? -
Alors, la team…
café ☕ ou thé 🫖 ?
Chaud ou froid, peu importe.
Ce sont des must.
Des rituels auxquels on tient
sans toujours savoir pourquoi.
Et si on parlait de nos vrais must ?
De ce besoin profond
de choisir d’aimeret d’être aimée.
Parce que parfois,
ce qu’on appelle amour
n’est qu’une peur du vide bien déguisée.
Quand aimer demande de s’effacer,
ce n’est plus de l’amour.
C’est une dépendance
qui porte un joli nom.
Et vous,
à quel moment avez-vous confondu
aimer et tenir bon ?